Deux diplômes, un même objectif
La maturité cantonale et la maturité fédérale sont deux certificats de maturité gymnasiale. Leur équivalence est complète : les deux ouvrent un accès direct aux universités suisses et aux écoles polytechniques fédérales, l'EPFL et l'ETH Zurich. La différence ne tient pas au diplôme, mais au chemin pour l'obtenir.
La maturité cantonale : le parcours public et le contrôle continu
C'est le parcours public. À Genève, le Collège dure quatre ans après la 11e année. Dans le canton de Vaud, l'école de maturité dure trois ans.
La force de cette voie, c'est le contrôle continu. Les notes de l'année ne sont pas un détail :
- ✓Le travail régulier, épreuves et interrogations, est pris en compte tout au long de l'année.
- ✓À la fin de chaque semestre, des examens semestriels entrent pour une part importante dans la note.
À la maturité, on retient quatorze notes, dont la philosophie. En discipline fondamentale, la chimie est validée par la note annuelle de 2e année, la physique et la biologie par celles de 3e année. Cinq branches ont un examen final en 4e année : le français, les mathématiques, la deuxième langue nationale, la troisième langue et l'option spécifique. Dans ces branches, la note annuelle de cette dernière année compte pour moitié, et l'examen pour l'autre moitié. Ces notes d'année forment un vrai filet : une mauvaise semaine d'examen ne décide pas seule de la chimie ou de la physique, puisque plusieurs sciences sont déjà validées avant la 4e année. Le rythme est imposé, et c'est souvent ce qui fait tenir les quatre ans. La scolarité publique est gratuite.
La maturité fédérale : la voie de l'exigence et des examens
La maturité fédérale s'obtient en réussissant les examens organisés par le SEFRI. Le programme compte 12 disciplines, plus le travail de maturité. Il n'y a pas de philosophie. Il n'y a aucun contrôle continu : le certificat repose à 100 % sur les épreuves, devant une commission externe. On s'y prépare en école privée ou en candidat libre. Le calendrier et l'inscription sont détaillés dans le guide du candidat libre.
On peut tout passer en une session, ou en deux partiels séparés d'un an au maximum. À la première tentative, si l'on coupe l'examen, on commence par le premier. Beaucoup de candidats se préparent en école privée. D'autres le font seuls. Dans les deux cas, aucune note de classe n'entre dans le total, et les copies sont corrigées par des examinateurs qui ne les ont pas eus en cours.
Le comparatif en un coup d'œil
| Critère | Maturité cantonale | Maturité fédérale |
|---|---|---|
| Cadre | Collège ou gymnase public | Examens du SEFRI, en école privée ou en candidat libre |
| Durée | 4 ans à Genève, 3 ans dans le canton de Vaud | Au rythme du candidat, avec un an au plus entre les deux partiels |
| Évaluation | Contrôle continu et examens semestriels. Dans cinq branches, l'examen final compte pour moitié | Examens seuls, devant une commission externe |
| Sciences fondamentales | Chimie : note annuelle de 2e. Physique et biologie : note annuelle de 3e | Écrit de 1 h 20 au premier partiel, coefficient 1 |
| Philosophie | Une des 14 notes | Absente de l'examen |
| Accès à l'université et aux EPF | Accès direct | Accès direct |
Comment se déroulent les examens fédéraux ?
Pour répartir la charge, l'examen fédéral se passe en deux partiels.
- 1Le premier partiel : cinq écrits de 1 h 20, sans oral, en biologie, en chimie, en physique, en histoire et en géographie, plus les arts visuels ou la musique. Ces branches comptent au coefficient 1.
- 2Le second partiel : des épreuves écrites de 3 à 4 heures et des oraux, en français, en langues, en mathématiques et dans l'option spécifique, plus l'option complémentaire, évaluée seulement à l'oral. Les coefficients y sont de 2 et de 3.
S'y ajoute le travail de maturité, une recherche personnelle de 3800 à 4200 mots, hors résumé, table des matières, bibliographie et annexes, présentée avec une soutenance orale.
Laquelle est la plus difficile ?
La maturité fédérale est plus exigeante. Le programme n'est pas d'une autre nature, mais il n'y a pas le filet des notes annuelles. Tout se joue le jour des épreuves, sur des sujets rédigés à l'extérieur. On ne peut pas s'appuyer sur les habitudes d'un professeur que l'on a eu en classe.
Tant que l'élève tient au Collège, avec des notes autour de 4 ou au-dessus, il a tout intérêt à y rester. Si l'on quitte le Collège pour l'examen suisse, les notes du Collège ne se transfèrent pas. Un échec au Collège, en revanche, n'empêche pas de s'inscrire. Je ne fais pas sortir du Collège un élève dont les notes tiennent, pour tenter un diplôme qui a la même valeur et qui retire ce filet. L'examen suisse a sa place quand ce cadre n'existe pas, ou quand il a déjà lâché. Un adulte genevois qui préfère le contrôle continu peut se tourner vers le collège pour adultes Alice-Rivaz.
Comment s'y préparer au mieux ?
Pour l'examen suisse, on s'entraîne sur les annales officielles. Le SEFRI ne publie pas les corrigés. J'ai mis les examens depuis 2008 en accès libre sur la page Anciens examens. En physique, les chapitres sont repris dans les fiches de révision. J'accompagne en mathématiques, en physique et en chimie à Genève. Le choix entre la maturité, le bac français et l'IB est un autre sujet, traité dans l'article quel diplôme choisir. Le détail de l'accompagnement est sur la page préparation à la maturité fédérale. Si la première tentative est déjà ratée, le mode d'emploi de la suite est dans l'article sur la seconde tentative.
Écrivez-moi
Si le Collège et l'examen suisse se mélangent, je regarde le niveau en maths, en physique et en chimie. Le premier cours est complet et offert.
Réserver le 1er cours offert